Archives pour la catégorie Robot cuiseur

363 — Mardi 1er septembre 2015

[Far breton, pruneau, prunes.]

[Far breton, pruneau, prunes.]

Quelle course ! C’est le problème quand on part longtemps ; quand on revient, on perd en 24 heures le bénéfice du dépaysement. Et puis, notre retour était un peu triste. Nous étions si bien tous les quatre dans ce camping ! Oh ! je ne vous dis pas que je ne préfère pas être chez moi mais dormir toutes les nuits avec Rosalie, partager nos journées, avec sa maman et Jo aussi, n’est-ce pas cela le bonheur ?
— Pilipi-piou-Oui !-piou-piou !
On recommencera Jo, on recommencera. Et la vie à Paris va changer aussi. Rosalie emmène sa maman chez les sœurs le week-end prochain. On va voir comment on s’organise pour aller la voir le plus souvent possible même si les sœurs nous ont dit de considérer qu’il fallait lui laisser un peu de solitude le temps de s’adapter. On en reparlera. Pour l’instant, je dois filer chercher du travail pour remettre de l’argent en caisse !
Je fais court, pardonnez-moi. Et peut-être que je ne pourrai pas faire de billet demain. Cela va dépendre du travail que je récupère et des appels que je dois passer. Et puis, l’église m’attend ! Heureusement que j’emporte toujours Jésus avec moi ; c’est le seul qui ne me réclame pas !
À plus !

Note. Mon amie albinos n’est pas rentrée. Elle remettra les commentaires à son retour, je ne sais plus quand.

308 — Jeudi 21 mai 2015

[Boudin noir aux pommes, poireaux, carottes, spätzle, aillasse de ma jardinière.]

[Boudin noir aux pommes, poireaux, carottes, spätzle, aillasse de ma jardinière.]

Et c’est parti pour le boutis ! Vous pouvez me dire quand je vais enfin pouvoir me poser chez moi avec Jo ? Il me manque, Jo, même si je l’ai vu chez Rosalie hier soir après avoir passé mon après-midi d’hier à calmer mes clients. « Et mes aubes ? » Vos aubes, madame, je serai rentrée. Quant à vos retouches, monsieur, je les ai faites dans la nuit. Je vous les apporte tout à l’heure…
C’est ça, quand on est indépendant. On peut difficilement s’absenter sans que cela ne génère moult soucis. Quand je pense que j’ai accepté de partir trois semaines avec Rosalie cet été ! Tant pis pour mon chiffre d’affaires ; François ne nous rappelle-t-il pas que les choses matérielles ne sont que peu de chose ? Il est vrai. Et je n’ai pas de loyer. Et je peux bien vous avouer que j’aime tant cette idée de longues vacances avec Rosalie ! Avec Stéphanie, ce n’est jamais arrivé. Elle n’aimait pas les vacances et m’a convaincue que moi non plus.
Nous n’y sommes pas. Je pars demain matin et rentre lundi. Je vous laisse avec le monde qui tourne à l’envers ; je n’ai guère le temps de m’y intéresser. J’ai quand même appris que les protestants acceptent de bénir les mariages ; l’affaire a fait un sacré raffut à la paroisse. J’en ai même entendu une (de la MPT, bien sûr) qui proposait une nouvelle Saint-Barthélémy, « virtuelle » a-t-elle cru bon de préciser.
Pauvre femme ! Que veut-elle ? Que l’on occ…(bigre, occire est un verbe défectif !), que l’on pirate les parpaillots sur Internet ? C’est quand même peu chrétien de proposer un massacre, même virtuel ! Mais les MPT nous ont habitués à être peu chrétien, comme les socialos nous ont habitués à massacrer les racines romaines de la France. Avec quoi nos enfants vont-ils pouvoir réfléchir si on leur supprime l’enseignement de ces langues qui fondent la nôtre ? Avec de l’anglais ? Quelle horreur ! Najat aurait pu proposer l’arabe ; au moins, leur culture remonte aussi loin que la nôtre !
Je m’égare, je crois. Vous voyez bien que Jo me manque. Il aurait su m’arrêter… C’est comme ça. Il m’a dit hier qu’il était bien chez Rosalie mais qu’ils sont toujours d’accord, avec sa maman aussi. Nos petites joutes lui manquent. Vivement lundi que l’on se retrouve ! Et que je puisse me poser un peu.
À plus !

240 — Dimanche 1er février 2015

[Reste de la sauce des encornets avec un anneau égaré, quenelles natures, céleri branche.]

[Reste de la sauce des encornets avec un anneau égaré, quenelles natures, céleri branche.]

Vous avez entendu ces histoires d’équipe de handball du Katar qui ne serait constitué que de naturalisés ? Ou presque ; cinq nationaux dit l’Équipe. Je vous renvoie à cet article, une fois n’est pas coutume. C’est quand même bien dommage, pour le sport, tout cet argent et les petits arrangements qui vont avec. Remarquez, pourquoi le sport échapperait à la loi du profit, finalement ? Parce que l’activité serait « noble » ? Cela me fait rire.
Peut-être devrais-je créer une compétition internationale d’ourlets ; cela me rapporterait peut-être plus que de les faire seule assise à ma table d’ouvrage ! Là, il m’en reste trois, deux jambes de pantalon et une jupe : 9 euros pour le tout. Après, je m’occupe de ma compatibilité. J’aurais bien travaillé sur un petit boléro pour Rosalie. J’ai trouvé un velours imprimé ravissant l’autre jour au marché Saint-Pierre et déniché ce matin dans mes stocks le galon idéal. C’est bientôt son anniversaire. Il faut que je le prépare. Et que je me prépare aussi ; ce soir, je la retrouve chez elle. Elle a laissé sa maman la semaine chez son frère. Je suis déjà tout émue de savoir que je vais dormir avec elle plusieurs nuits de suite.
L’heure tourne, d’ailleurs. Pardonnez-moi, je me dépêche. Je voudrais faire une soupe, aussi, pour ce soir et quelques crêpes. Quelle vie !
À plus !

208 — Vendredi 12 décembre 2014

[Tofu cuisiné aux tomates, oignons et épices métro (thym, laurier, ail), poireaux, carottes, pomme de terre.]

[Tofu cuisiné aux tomates, oignons et épices métro (thym, laurier, ail), poireaux, carottes, pomme de terre.]

Quelle saleté de grippe ! Je suis rentrée ce matin. Je ne tiens pas encore bien debout mais il fallait que j’appelle tous mes clients que j’ai abandonnés en même temps que vous. Si vous voyiez la pile de robes et smokings de réveillon qui m’attend alors que je suis encore si fatiguée… Je ne sais pas comment je vais faire.
Rosalie a été un véritable amour. Quand elle m’a trouvée dimanche, elle m’a embarquée avec Jo en dépit de mes protestations, et nous a installés moi dans son lit, lui dans la cuisine. Sa maman m’a bien soignée aussi. C’est si bon d’avoir quelqu’un sur qui compter. Rosalie. Et moi qui ai fait ma mijaurée l’autre jour ! J’ai honte de moi.
Merci de votre soutien, tous. Je fais vite. Il faut que je m’organise.
À plus !

172 — Mercredi 15 octobre 2014

[Panais cuisiné aux poivrons rouge et jaune et à la tomate, blettes, carottes, lentilles papillon (gingembre, colombo, bois d'Inde), poisson pané, pain au maïs.]

[Panais cuisiné aux poivrons rouge et jaune et à la tomate, blettes, carottes, lentilles papillon (gingembre, colombo, bois d’Inde), poisson pané, pain au maïs.]

L’amour ? Oui, l’amour. Cela n’a pas été le coup de foudre avec Rosalie mais je me rends compte qu’elle a su me séduire par une sorte de « Force tranquille »… Cela me rappelle quelque chose, la « Force tranquille ». Ah ! si Valéry avec su tenir la barre ; nous ne serions sans doute pas aujourd’hui dans une telle décrépitude nationale. Passons. Je voulais vous parler d’amour, et de Rosalie. Vous vous rendez compte, tout de même ? Je suis catholique et soutien de l’UMP ; elle est athée et égérie du Front de gauche. Ce qui nous lie ? Le désir, sans doute, les galettes aux lentilles et la bienveillance.
C’est important, d’avoir des valeurs communes et je me suis toujours demandé comment il se fait que les « valeurs de la gauche », celles que les socialos veulent s’approprier, ressemblent tant aux valeurs chrétiennes ?
— Pilipi-piou-Reste-à-ce-que-les-cathos-les-appliquent-piou-piou !
Jo ! Tu fais de la politique maintenant ? C’est vrai qu’entre mon amie albinos et Rosalie tu es bien entouré pour opérer un virage gauchiste ; mais je vais avoir besoin de soutien ! Tu pourrais…
— Pilipi-piou-Allez !-Bravo !-piou-piou !
Et moqueur avec ça ! Je suis cernée. Ce n’est pas grave, j’ai Jésus avec moi, Dieu, et tous les saints. Cela en fait du monde pour me soutenir. Et j’en ai besoin car au-delà des questions politiques, mes clients se sont ligués pour me donner plus de travail que d’ordinaire. À croire que les envolées libérales d’Emmanuel dopent la croissance ! S’il suffit d’un petit coq pour embobiner les entreprises, nous vivons décidément une époque incroyable. Remarquez, avant lui, un autre coquelet s’y était essayé. L’illusion n’a pas duré longtemps et l’animal s’est retrouvé renvoyé dans sa Bresse élective avec à peine quelques poules pour lui tenir compagnie. Ah ! La politique ; c’est pire que l’amour finalement, ce d’autant que cela fait de moins en moins rêver.
À plus !

062 — Mercredi 7 mai 2014

[Endives braisées, cabillau et carottes crème de soja, semoule de couscous complète et semoule d'orge, haricots rouges germés.]

[Endives braisées, cabillau et carottes crème de soja, semoule de couscous complète et semoule d’orge, haricots rouges germés.]

Oh ! que je suis contente ! J’ai vu dans La Croix un article sur le boutis qui revient à la mode. Vous ne connaissez pas le boutis ? C’est vrai que tout le monde n’est pas couturière ! Je vous renvoie au site Internet de la Maison du boutis à Calvisson ; c’est magnifique !
Donc, l’article de La Croix. Une dame propose des stages et j’ai pu m’inscrire au prochain du 23 au 25 mai 2014. C’est du côté d’Avignon. Trois jours, c’est court mais c’est juste une initiation. Cela me permettra de mesurer la difficulté et voir si je peux réaliser des petites pièces pour la décoration. Ou même en plastron de robe, des petits gilets sans manches… ce peut être joli. Ou en acheter et en faire des utilisations originales. Ouh ! là là ! je suis tout en joie !
Mais Jo ! Que vais-je faire de Jo ?
— Pipilipi-t’inquite-piou-piou !
Mais si, je m’inquiète ! Je vais voir avec ta première maman si elle pourra venir te donner à manger. Pour la compagnie, je te programmerai la radio.
— Pili-piou-chouétipili piou-piou !
Et il faut que je m’occupe de mon billet de train ! Je vous laisse… la joie non céleste, ça donne des soucis quand même !
À plus !

022 — Mardi 11 mars 2014

[Poisson panné, purée de courgette au curcuma, haricots blancs à la tomate et petit chorizo, pâtes complètes.]

[Poisson panné, purée de courgette au curcuma, haricots blancs à la tomate et petit chorizo, pâtes complètes.]

Quelle belle journée ! On a un hiver magnifique. Vous avez remarqué ? Je n’en profite pas autant que je voudrais : la paroisse m’occupe beaucoup en ces temps de carême (j’anime un groupe de partage et réflexion biblique sur « L’autre en soi », un sujet difficile) et j’ai décroché hier une commande qui va réduire mon temps de sommeil !
Je sais, ce n’est pas bien de se tuer à la tâche mais quand on travaille en indépendant, on n’a guère le choix. Avec toutes ces charges que l’on paie, même si l’on ne travaille pas ! Je ne suis pas opposée à payer des impôts et cotiser pour la maladie et la retraite, mais franchement, ils abusent. Voilà une autre raison de faire revenir Nicolas ; il sait parler aux entrepreneurs, lui ; il aime le commerce et ne taxe pas l’initiative individuelle.
D’ici là, il faut que je trime et la boutique de l’avenue Victor Hugo pour qui je fais des retouches m’a commandé deux robes sur mesure. Du travail de haute voltige ! Il va falloir que je me déplace pour les essayages mais cela en vaut la chandelle : cela m’ouvre la porte à d’autres commandes et il est quand même plus réjouissant de fabriquer des robes que de repriser toute sorte de vêtements.
Et puis, je verrai un peu de monde. J’aime bien cette boutique, en période de fêtes et de communion. J’y reste le samedi, jour d’affluence, pour ajuster les toilettes en direct sans que les clientes n’aient besoin de revenir. Je me régale autant les yeux que les mains, même si l’opulence ne produit pas toujours de jolies tailles. Mmm… Rien que d’y penser, je… C’est carême. Je dois rester raisonnable !
À plus !